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Les archéologues de l’INRAP s’engagent pour la sauvegarde du patrimoine historique

C’est en passant sur les voies sur berge qu’un de nos rédacteurs a vu leur banderole sur la Promenade du Bout du Monde. Sur celle-ci on pouvait lire :

 « Patrimoine en danger, archéologues en grève »

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 Voici ce que les archéologues de l’INRAP nous expliquent :

L’archéologie préventive est le compromis qui, en France, permet de concilier l’aménagement du territoire et la connaissance archéologique.

En principe, tout aménagement qui affecte le sous-sol, est précédé par un diagnostic pour établir la présence (ou non) de vestiges. Lorsque le cas se présente, la mission des archéologues est d’en déterminer la nature, la datation et l’état de conservation. Ils mesurent l’impact éventuel sur l’environnement archéologique et préviennent la destruction par une fouille.

« Le travail des archéologues est donc une mission de service public puisqu’il porte sur une part fragile et non reproductible de l’histoire de tous »

Qui paie les fouilles et les archéologues ?

Aujourd’hui, le coût est à la charge de l’aménageur. Le financement se fait le plus souvent par la redevance archéologique préventive qui est due pour tout dépôt de demande de permis de construire. Avec la baisse des constructions, les budgets ne rentrent plus.

« Quand des projets échappent aux diagnostics archéologiques, ce sont peut-être autant de vestiges ou de sites qui sont irrémédiablement détruits ».

Et pour en rajouter :

Depuis 2003, les opérateurs d’archéologie préventive sont mis en concurrence entre eux. « Cela entraine inexorablement une dégradation des conditions de travail de l’ensemble des personnes qui œuvrent quotidiennement à la sauvegarde du patrimoine ». Des mesures de simplification prévoient également que certaines fouilles pourraient être remplacées par « des techniques alternatives de sondage, en particulier une auscultation non destructrice ». Les archéologues de l’INRAP comprennent cette situation comme une véritable remise en cause de leur profession. L’un d’entre eux explique que selon eux, « l’expertise de terrain des archéologues demeure irremplaçable ».

Un droit de réponse :

Nous invitons toutes les personnes qui ont d’autres avis à ce sujet, à nous transmettre leurs idées pour faire avancer le débat ouvert dans cet article.

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