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Incendie Seiche sur le loir - Paprec

Incendie chez Paprec à Seiches-sur-le-Loir : le fil des événements

Le vendredi 24 avril 2026, un important incendie s’est déclaré sur le site Paprec de Seiches-sur-le-Loir, près d’Angers. L’entreprise traite notamment des déchets ménagers recyclables : papiers, cartons et plastiques issus de la poubelle jaune, selon Angers Info. Le feu a touché des ballots de déchets compressés stockés à l’extérieur du site.

L’incendie a été impressionnant par son ampleur, son panache de fumée et le nombre de pompiers mobilisés. Plusieurs médias locaux et nationaux ont suivi l’événement, notamment Angers Info, TF1 Info, Le Courrier de l’Ouest / Ouest-France, ainsi que les communications de la Préfecture de Maine-et-Loire.

Journal de bord de l’incendie

Vendredi 24 avril — vers 20h15 : le feu se déclare

D’après Angers Info, l’incendie se déclare vers 20h15 sur le site de l’entreprise Paprec, à Seiches-sur-le-Loir. Le média précise que le site est spécialisé dans le traitement de déchets ménagers recyclables, notamment papiers, cartons et plastiques issus de la poubelle jaune.

Le feu prend dans des ballots de déchets compressés stockés à l’extérieur. Ces ballots vont ensuite permettre au feu de se propager rapidement, toujours selon Angers Info.

Vendredi soir : le panache de fumée devient très visible

Très vite, l’incendie prend une ampleur importante. TF1 Info parle d’un incendie dans une usine de traitement des déchets recyclables et indique que le vent violent a compliqué l’intervention des pompiers.

Angers Info rapporte de son côté que près de 8 000 m³ de déchets ont été détruits par les flammes.

Nuit de vendredi à samedi : plus de 100 pompiers mobilisés

Au plus fort de l’intervention, 103 sapeurs-pompiers et 36 engins sont mobilisés, selon Angers Info. Le préfet de Maine-et-Loire, François Pesneau, se rend sur place dans la nuit pour faire un point de situation avec les équipes du SDIS 49, en présence de la maire de la commune.

TF1 Info évoque également une centaine de pompiers mobilisés toute la nuit pour maîtriser l’incendie.

Samedi 25 avril — entre 2h40 et 3h30 : des contrôles de qualité de l’air

En raison de l’épaisse fumée dégagée par l’incendie, des mesures de qualité de l’air sont réalisées. Angers Info indique que des équipes spécialisées en risques chimiques du SDIS sont intervenues, avec l’appui d’une unité venue de Loire-Atlantique. Douze points de contrôle auraient été effectués entre 2h40 et 3h30 dans un rayon de 500 mètres, en zone habitée.

Les analyses relèvent des niveaux de particules fines supérieurs à la normale, mais sous les seuils nécessitant un confinement ou des restrictions de circulation, selon Angers Info.

Samedi matin — vers 6h30 : l’incendie est circonscrit, mais le travail continue

Samedi matin, vers 6h30, une cinquantaine de pompiers sont encore engagés sur place pour sécuriser la zone, d’après Angers Info. Les secours éloignent notamment les ballots non touchés afin d’éviter toute reprise du feu.

Le feu est alors circonscrit et en passe d’être maîtrisé. Une surveillance du site doit se poursuivre dans les jours suivants, toujours selon Angers Info.

Samedi 25 avril — bilan provisoire : pas de victime, 8 000 m³ de déchets brûlés

Le bilan humain est rassurant : aucune victime n’est à déplorer, selon Angers Info. Le bilan matériel et environnemental est en revanche lourd : environ 8 000 m³ de déchets sont partis en fumée.

TF1 Info confirme également que 8 000 m³ de ballots ont été réduits en cendres et que l’incendie est désormais maîtrisé.

Qu’est-ce qui a provoqué l’incendie ?

À ce stade, il faut rester prudent : l’enquête et les investigations doivent permettre de confirmer précisément l’origine du sinistre.

Une piste ressort toutefois dans les premiers éléments rapportés par la presse locale. Dans un article publié le 25 avril, Angers Info indique que, selon les informations rapportées par Le Courrier de l’Ouest et les premières analyses de la direction de l’entreprise, l’incendie aurait pu être déclenché par une batterie ou une pile au lithium jetée par erreur dans le circuit de tri sélectif.

L’hypothèse est cohérente avec un problème bien connu dans les centres de tri : les batteries au lithium peuvent s’enflammer lorsqu’elles sont endommagées, écrasées ou mal orientées dans les déchets. Mais, pour l’instant, il faut la présenter comme une piste privilégiée, pas comme une cause définitivement établie.

Dans les différents articles, les journaux précisent que le départ de feu serait survenu au cœur des balles de déchets comprimés, composées de papiers, cartons et plastiques, avant que le feu ne prenne rapidement de l’ampleur.

Est-ce que les fumées étaient toxiques ?

C’est évidemment l’une des grandes questions après un incendie de déchets. Brûler du papier, du carton, du plastique et des matières issues de la poubelle jaune peut générer une fumée très importante, et potentiellement inquiétante pour les riverains.

Les autorités se sont voulues rassurantes après les premières mesures. Elles ont indiqué que les fumées ne présentaient pas de toxicité particulière pour l’homme ou les animaux, même si des particules fines supérieures à la normale ont été relevées. Ces niveaux restaient cependant sous les seuils nécessitant des mesures de confinement ou de restriction de circulation.

TF1 Info indique également que des tests ont été réalisés compte tenu du volume des fumées, afin de vérifier qu’elles n’étaient pas toxiques.

Cela ne veut pas dire que l’épisode était anodin. Le préfet a recommandé, par précaution, aux personnes sensibles de limiter les activités physiques à proximité du site dans les heures suivant l’incendie. Des retombées de cendres ont été constatées et qu’elles pouvaient être nettoyées simplement à l’eau.

En clair : les premières analyses communiquées sont rassurantes sur la toxicité, mais l’épisode a bien généré des fumées, des particules et des retombées de cendres. C’est pour cela que les contrôles et la surveillance restent importants.

La suite : que va-t-il se passer pour les déchets de la région ?

C’est l’autre question concrète : si un site de tri est touché par un incendie, est-ce que cela perturbe la gestion des déchets recyclables dans le secteur ?

Là aussi, il faut distinguer ce qui est confirmé et ce qui reste à suivre.

Selon Angers Info, le sinistre a été confiné aux zones de stockage extérieur. Dans son article sur la piste de la batterie au lithium, le média indique que les bâtiments et les équipements de production de l’usine auraient été préservés, permettant au site de poursuivre son activité sans interruption majeure.

Si cette information est confirmée dans la durée, cela voudrait dire que l’incendie a surtout détruit des ballots déjà triés et stockés à l’extérieur, sans mettre hors service l’ensemble de l’outil industriel.

Mais il faudra surveiller plusieurs points dans les prochains jours :

  1. Le risque de reprise de feu
    Une surveillance du site doit se poursuivre après l’intervention, notamment parce que des déchets compressés peuvent rester chauds longtemps.
  2. L’évacuation des déchets brûlés
    Les déchets calcinés devront être pris en charge, déplacés et traités dans des conditions adaptées. Sur ce point, nous n’avons pas trouvé de détail opérationnel public suffisamment précis pour dire où ils seront envoyés.
  3. La continuité du tri des déchets recyclables
    Si les bâtiments et les chaînes de tri sont effectivement préservés, l’impact sur les collectes locales pourrait être limité. En revanche, si des zones de stockage restent inutilisables temporairement, une réorganisation logistique peut être nécessaire.
  4. Le retour d’expérience sur les batteries au lithium
    Si la piste de la pile ou batterie au lithium est confirmée, cet incendie rappellera une nouvelle fois l’importance de ne pas jeter batteries, piles, téléphones, cigarettes électroniques ou petits appareils électriques dans la poubelle jaune. Ces objets doivent passer par des points de collecte dédiés.

Quelques sources supplémentaires :

Angers Info — article “Un important incendie sur un site de recyclage, plus de 100 pompiers mobilisés” : photos et récit de l’intervention.
TF1 Info / JT 13h WE — vidéo “Incendie géant dans une usine de déchets dans le Maine-et-Loire”, avec images de l’incendie et point sur les fumées.
Angers Info — article sur la piste d’une pile ou batterie au lithium, citant les informations du Courrier de l’Ouest. (Ici)
Préfecture de Maine-et-Loire — communication officielle sur l’incendie du site Paprec, relayée sur ses réseaux sociaux. (Ici)